23-24-25 novembre 2007 : La Fête de l'Huma Bretagne

Entretien avec Thierry Goyet, secrétaire départemental du PCF dans le Morbihan

Un rendez-vous à ne pas manquer ! Spectacles, riposte à Sarkozy, débats à gauche, convivialité


15 novembre 2007

Pourriez-vous présenter en quelques mots la fête de l’Humanité Bretagne ? C’est avant tout une belle fête populaire. Ouverte et accessible à tous.

Mais encore...

Elle a été qualifiée par des journalistes de "beau rendez-vous du peuple de gauche en Bretagne". Comme sa “grande sœur” parisienne, c’est un cocktail de débats d’idées, de spectacle, de culture, de convivialité. En ce sens, elle est à nulle autre pareille.

Quels seront les spectacles cette année ?

Après Erik Marchand et les Balkaniks l’an dernier, après avoir accueilli lors des précédentes éditions Renaud, Lavilliers, Higelin ou Servat, nous programmons cette année Christophe Alévêque, Richard Bohringer et un “Tribute to Bob Marley” en forme de clin d’œil à cet artiste mythique. Avec le fest-noz, le Chant des Sardinières, la soirée cabaret, la culture et les artistes bretons sont également à l’honneur. C’est aussi cela la "Breizh Touch".

Quel sera le temps fort politique ?

Toute la fête est un moment extraordinaire d’échanges et de confrontations d’idées. Chacun discute avec ses amis, ses voisins. Il n’est pas rare que l’on y “refasse le monde”. Cette année, il y a vraiment besoin d’un grand temps fort de riposte à Sarkozy, de refus des franchises médicales, de la casse des solidarités sociales, des retraites, des universités, des services publics... de refus des cadeaux fiscaux fait aux riches amis du Président. Nous y débattrons aussi dans un cadre qui se prête bien au pluralisme et à la créativité, de la reconstruction à gauche, des projets et des organisations qui porteront une alternative qui feront renaître l’espoir. Après Marie-George Buffet l’an dernier, c’est Jean-Claude Sandrier, Président du groupe de Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée Nationale qui prendra la parole lors du meeting.

Vous avez aussi employé le mot convivialité

C’est un mot qui recouvre beaucoup de choses. Nous l’aimons pour l’humanité qu’il exprime. L’Humanité, c’est non seulement un journal qui donne son nom à la fête, le journal de Jaurès qui doit vivre pour que vive le pluralisme, mais c’est aussi la fraternité, le vivre ensemble, la qualité de l’accueil offert par les militants et bénévoles, le cadre de la fête avec ses expos, ses stands, ses jeux et bien sûr ses restaurants, ses bars. Difficile de décrire ce que chacun vit l’espace d’une journée ou d’un week-end. Chacun fait sa fête, son programme, en toute liberté, selon ses désirs. Et nous croisons beaucoup de “gens heureux". Degemer d’an holl. Bienvenue à tous.